21 Avr

La réforme-révolution fiscale ALLAIS-PIKETTY-JOURDON. Leçon 21 sur 48:...!

 

Leçon N°21 : Ces banques d’affaires qui enfièvrent Wall Street , La réflexion de l'économiste :

 

Une des choses fascinantes si on croise « grande Histoire » et « Histoire monétaire » au XXème siècle est s’apercevoir ce fut souvent le lieu d’un nouveau concept de contrepied assez étonnant dans les débats universitaires ou scientifiques au support d’autres débats : politiques ou encore idéologiques… la notion de « révolution conservatrice ». L’intérêt sémantique de ce thème au-delà de sa première apparence, a priori rébarbative pour le béotien, est réelle si on l’utilise pour examiner les relations complexes et désormais assez anciennes entre Continent européen et Continent américain…   !!!

 

Par exemple au sujet du monétarisme américain (Milton FRIEDMAN…] et de celui européen (Friedrich KAYEK)… Entre une approche « quantitativiste visant à l'objectivité » (plutôt FRIEDMAN) et une approche « subjectiviste analysant la genèse des choix parfois presque enfouie dans la psyché humaine ontologie comprise... » (apparemment davantage HAYEK…], il semble bien qu'il y ait (…) un chemin d'accès commun. Ce chemin d'accès commun passerait par les structures fiscales transformées de facto par les marchés financiers d'après l'ère friedmanienne en « produits » – alors qu'il s'agissait au départ de « dettes ». Lesdits « produits » sont alors acceptés d'emblée, et trouveraient facilement acheteur dans la mesure où ils prouvent qu'ils obéissent aux règles canoniques de la statistique. 5% est une des principales, voire, la principale, mesure du degré d'erreur admissible (avec 10%...]. Il suffit que le marché prenne des ressources et des emplois, les compacte, les mélange comme il le souhaite, les vende, et les fasse « tourner » tous les cinq ans... Et, pour résumer : l'essence profonde du lien fiscal donné ainsi en partage restera l'entière « propriété intellectuelle » desdits marchés financiers : celle-ci ne pourra guère en pratique être questionnée, interrogée, refusée, dès lors que ces marchés proposeront régulièrement de nouveaux produits...

 

Mais, cependant, parce que nous ne négligeons pas la force de cette « vague » qui depuis les années quatre-vingt ne s'est pas encore arrêtée de façon évidente : nous pensons pour notre part qu'il y aurait une « troisième voie » (…) nous pensons pouvoir ici et aussi devoir affirmer que : par définition, ces nouveaux produits auraient une structure mathématique « dualiste », et même « dualiste » évolutionnaire »... Et, selon nous : c'est là-dessus qu'il faudrait jouer si l'on souhaite en particulier orienter indirectement du futures réformes fiscales, ou introduire un processus d'évaluation en continu des nouvelles innovations attendues (ou moins attendues)... Cela permettrait sans nul doute – vu sous un angle plus large, quasiment planétaire –, de mutualiser nombre de risques, et faciliter un effort commun entre l'Europe et les États-Unis d'Amérique...

 

Publié dans Economie Monétaire