Blog
18 Sep

Science de l'organisation , théâtres et keynésianismes

 

 

Trois quarts de siècle après les débuts de mise en place de politiques keynésiennes dans le monde , je m'interroge sur la dimension anthropologique de ce phénomène et pense pouvoir affirmer que les questions des retraites , de la convivialité du lien social dans le cadre du Vivre-Ensemble , sont un résultat d'une tendance cachée derrière le keynésianisme et qui pourrait être considérée comme sa dimension d'organisation sociale induite, apte à pousser en avant de manière plus ou moins dynamique une série d'accélérations nourrissant une véritable dimension théâtrale , en parfait et relativement constant processus de renouvellement...

Il y aurait en fait quelque racine commune à BEVERIDGE et sa notion d'Etat-Providence et à KEYNES et son projet de contribuer à une gestion plus rationnelle des marchés financiers , que HERMANN (2016) place en évidence... Et il y aurait là derrière une nouvelle approche en théorie de la SOMMATION , révolutionnaire depuis l'approche par la partie double introduite par Luca PACCIOLI aux beaux temps de VENISE... En fait, KEYNES bien compris aurait été un inspirateur puissant pour édifier en temps de Paix , non seulement les outils de la Comptabilité Nationale , mais aussi Comptabilité du Patrimoine , Comptabilité de l'Entreprise Privée , et Comptabilités des Familles ... et nous devrions y penser toujours plus!

Finalement, au-delà de la fameuse distinction de KEYNES entre réel , nominal , monétaire , je crois -trop naïvement sans doute-  ,que si on replace KEYNES ( même au-delà du théâtre des mœurs qu'il appréciait cf. le Groupe de BLOOMBURY ) du côté des sciences humaines davantage que le restreindre à la seule science économique : en fait le réel chez KEYNES devrait être compris comme la dimension théorique elle-même , toujours à améliorer comme on règle le moteur d'une voiture sophistiquée: dans ce théâtre vivant à vocation post-moderne , MARX et SHAKESPEARE tous deux recherchent GODOT ... plus prosaïquement l'article traite de l'organisation comme tendance cachée derrière ce théâtre et dévoilant la machinerie de l'apport keynésien tel qu'il continue à se dévoiler et produire ses richesses longtemps après l'époque agitée qui le vit éclore:... ;-+++??? 

14 Jui

Les effets de seuil juridiques appellent à un Nouveau Royaume-Uni dans une Nouvelle Union Européenne : conservons les nuages insulaires et poétiques mais refusons le Brexit !

Paradoxalement, c’est une question de cohésion territoriale avec tous les effets induits sur le fonctionnement que l’on espère positif de l’économie (la solidarité territoriale paraît de plus en plus essentielle à la manifestation de la confiance entre acteurs à l’ère numérique, les liens numériques appelant en effet à des créations en contrepartie de liens réels, territoriaux) : qui nous fait redouter le Brexit comme on pourrait redouter un des Cavaliers de l’Apocalypse.

En effet, l’enjeu de la finance et de la monnaie dans ce rendez-vous est très important est regarde l’importance mondiale toujours bien présente de la City londonienne dans de telles affaires… Or, Londres est cette Ville-monde (au sens de Fernand BRAUDEL, qui s’est construite par la convergence de tous les canaux qui aboutissaient dans cette immense agglomération). Je pousserais mon « bouchon » personnel jusqu’à affirmer qu’au XXI S il faudrait élargir cette approche, « l’endogénéiser » dans l’UE, plutôt que de replier dans un territoire insulaire à l’histoire glorieuse mais qui n’a rien à craindre de l’Europe, au contraire tout à lui apporter et presque tout à en recevoir. Dans ma vision personnelle, la Manche et le Sud de la Mer du Nord sont aussi des canaux… Ainsi, la question de la « banane » structurant le moteur économique européen – qui on le sait part en effet de Londres pour aller jusque Milan en passant par le Benelux, la Rhénanie et la Suisse – se pose aussi de façon nouvelle comment y rattacher Paris en conservant sa spécificité néanmoins à Paris , mai faire renaître Londres qui redeviendrait la Ville-monde par excellence parce que aujourd’hui on sait que la bonne finance n’est pas notre ennemie. Au-delà la Manche et la Mer du Nord, via la Meuse, la Moselle, Nancy par exemple où je suis né fait partie de la banlieue londonienne chère à Charles DICKENS.

De plus, au-delà de ces généalogies des droits de propriété concrets des familles européennes – se loger, s’habiller, travailler, vivre… - l’enjeu est mondial, plus que jamais Paris et sa culture, Londres et son mode de vie cool, Francfort et la BCE, Amsterdam, Zürich et son centre ferroviaire (ainsi que Milan) : sont solidaires avec Reims et le sourire de l’ange, ou encore Lille et sa gare ancienne à côté de celle moderne datant de l’époque de l’Eurotunnel… Et même, aussi loin que porte ce rêve, on peut penser à une solidarité implicite, préconsciente, irrésistible, entre par exemple les axes Amsterdam-Montpellier ( villes de tailles comparables , très dynamiques ) et Barcelone-Paris (patrie de CERDA l’inventeur du mot « urbanisme », et les conurbations qui utilisent cet urbanisme pour rayonner au niveau mondial).

C’est que Georges MODELSKI décrit la nouvelle situation mondiale comme le moment unique dans l’histoire humaine où à la fois plus de 50% des peuples et plus de 50% des Etats fonctionneraient selon des règles considérées comme démocratiques – ce qui n’était jamais arrivé… Mais il faut rajouter aussi la condition d’une gestion des infrastructures au service du développement humain : plus de 50% des humains habitent désormais dans les villes connectées, où on peut à la fois cultiver un particularisme et même une forme d’esprit « village », tout en vivant les débats culturels, les progrès, les espérances…

Il y a un effet de seuil donc où les droits financiers, les droits territoriaux, les droits sociaux doivent converger dans une même direction : la stabilisation de la plateforme « Union – Européenne » au service de ce qu’il faut espérer être la stabilité mondiale réalistement atteignable… D’ailleurs, cette analyse sur le rôle des infrastructures rejoint pour le cas d’espèce du rôle et de la place de ce membre important de l’Union Européenne qu’est le Royaume-Uni : les enseignements de la macroéconomie… Pendant longtemps, l’économie britannique s’est illustrée par un mécanisme de Stop & Go, où les variations autour de l’équilibre des finances publiques était plus amples que dans la plupart des autres pays, parce que le dynamisme exceptionnel de la place financière la City, permettait aussi des rebonds exceptionnels. Mais depuis quelques années, voire, une ou deux décennies, cette capacité de rebond s’est émoussée, car pour des raisons de confiance, il faut une certaine convergence pas seulement juridique, comptable, financière, mais aussi monétaire, fiscale, sociale…

Ma deuxième idée importante est que loin de l’idée d’un repli supposé salvateur autour des six nations fondatrices de la Communauté Economique Européenne France, Allemagne, Italie, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, aujourd’hui pour garder stabilité de l’expérience mais aussi retrouver le dynamisme de la jeunesse, il faudrait neuf pays qui permettrait de conserver une capacité de rebondissement exceptionnel (inspirée du célèbre droit d’initiative de la Commission Economique Européenne) pour utiliser des angles qui ont tant compté en relation avec l’histoire de l’Europe depuis l’an 1000 (pour reprendre un repère de date qui fait sens par rapport aux statistiques de la croissance, notamment celles de MADDISON) : ajouter Pologne, Espagne, Royaume-Uni. Mais je suis parfaitement conscient que ma proposition tomberait à l’eau si le Royaume-Uni optait pour la solution du Brexit, puisque ce que je propose implique on peut le comprendre au contraire aller plus loin en fait l’enjeu était que le Royaume-Uni adopte l’euro à moyen terme.

« I know I am a dreamer… but I am not the only one ! » En fait c’est la solution pour que Royaume-Uni et France convergent dans leurs vues sur les évolutions au Moyen Orient, contrairement à ce qui s’était passé il y a exactement un siècle au moment où les frontières des pays du Moyen Orient se sont décidées d’abord par la France et le Royaume-Uni, puis, « derrière en protection », peu après , par les Etats-Unis d’Amérique et la Russie… Au-delà de cet angle extrêmement fermé des questions mais qui est une porte qui aujourd’hui nous regarde avec insistance, toutes les occasions de risques de crise apocalyptique pour l’économie mondiale correspondent à des « attracteurs étranges » liés soit aux frontières soit aux villes, et un sentiment de solidarité territoriale entre Union Européenne et Royaume-Uni, serait un atout inestimable pour les anticiper : la menace du cheval de Troie de l’immobilier qui s’effondrerait en Chine, en lien avec ses voisins coréen et japonais, les relations entre Mexique et Etats-Unis d’Amérique et la question linguistique espagnole en Amérique du Nord (enjeu numéro 1 pour le devenir de l’identité américaine selon Samuel HUNTINGTON), et la troisième génération de la Révolution du monde musulman : quel rêve des villes, de l’horizon social, et de la bonne finance, aurons-nous à proposer.

Bien sûr, je suis conscient que mes propositions sont très discutables. J’essaie de proposer une vision, et j’apprécie que déjà on puisse jouer sur les rêves en suggérant que, depuis l’eurotunnel, le Royaume-Uni déjà n’est plus une île ! Et si le Royaume-Uni pouvait redevenir une île en devenant le nouvel horizon de l’Union Européenne grâce à ses services de conseil sans pareil sur les plans juridiques notamment, mais qui peut-être auraient pu dépasser le jeu des relations financières un tantinet « particulaires » et créer une nouvelle molécule de l’espoir européen, de « la possibilité de l’Union Européenne du XXI S »….. !

04 Fév

nouvel article

 

La valeur organisation au secours de l’économie européenne :

 

Présentation didactique et esquisse d’un programme scientifique de recherche

 

La recherche du cadre qui unifierait nombre de branches de la théorie économique telle qu’elle s’est développée tout-au-long de l’histoire ( micro économie , macro économie , économie des organisations , économie du développement , économie industrielle … ) , permettrait de parler un langage plus simple , et établirait un meilleur contact et une meilleure transition entre la théorie proprement dite , et les outils utilisés pour la recherche ( par exemple outils statistiques , outils heuristiques , etc. ) ou pour la gestion : pour bientôt trouver une solution praticable dans une logique de Trial & Errors grâce à la mise en avant de la notion de valeur – organisation…

 

Une approche pratique puisant à la source des sciences de gestion d’une part, à celle des recherches sur l’histoire économique d’autres parts, m’en a convaincu. Ma proposition de recherche initiale cherche un horizon d’organisation idéale à travers une double interrogation simultanée : en interne de la boite noire sensée communément constituer l’économie, d’une part ( plutôt en ce qui concerne la gestion ), et beaucoup plus externe d’autre part ( davantage regardant à l’histoire économique ). Or, cette démarche pourrait paraître peut-être un peu prétentieuse car qui conquerrait l’organisation suite à cette quête ascendante se rapprocherait d’une sorte de graal de la recherche … celui-ci susceptible de permettre quasi immédiatement suite à la recherche ascendante précédente d’accéder à un nouveau droit , par postulat supposé suffisamment arborescent , et par hypothèse pleinement européen. Il s’agirait de la conséquence d’une sorte de démarche mystique à la BERGSON …

 

De cette démarche initiale présente chez moi déjà en 1996 : découle ma préférence relative pour le principe selon lequel la branche de l’économie du développement pourrait être amenée à restructurer celle de la macroéconomie, plutôt que le contraire comme postulé généralement tel une «  pétition de principe » depuis les années 50’ et 60’ . Cela apparaît logique si on reprend tous les chemins visant à intégrer une nouvelle image , en privilégiant la notion de facteur économique de fonctionnement du système . Mais un tel facteur de base ne pourrait être que co-construit en cheville avec trois Sphères : Social, Monétaire, Réel. Cela apparaît dû au fait que nous nous approcherions historiquement d’un Moment pour un Cadre partagé , sûrement pour affirmer un Projet important pour Europe !!!!

 

Nous stoppons ici la présentation de ces pistes, volontairement, au début des années 80’ : ceci pour des raisons épistémologiques… En effet, il apparaît qu’en théorie du développement économique, économie du développement, théorie monétaire monétariste : on arrivait vers cette époque à un nœud dans l’Histoire d’Europe et même d’Humanité… Cela interroge d’ailleurs aussi la pertinence de la notion de boite noire usitée afin de décrire et étudier le système économique.

 

J’exprime une définition de la création de la valeur-organisation comme résidu à partir de la valeur-utilité, elle-même produite incrémentale ment par le travail de toutes les générations qui se sont succédées autour de la valeur-travail. La suite doit être lue, à partir de la page 5 jusqu’à la page 21 !...

 

Philippe JOURDON

Docteur en Economie

BOUILLARGUES le 4 février 2016